Fondamentaux
image représentant les 5 principes de Base en Agriculture régénérative

1

Minimiser les perturbations mécaniques

La réduction du travail du sol, jusqu’à sa suppression, associée à l’implantation de couverts végétaux (horizontaux et verticaux) permettent d’assurer les fondations d’agroécosystèmes résilients et performants.

Les pratiques proposées par HydroNomie® peuvent faire appel à une mécanisation
maîtrisée, dont les objectifs sont de décompacter le sol et libérer des minéraux
bloqués, tout en guidant la circulation de l’eau au niveau vertical et horizontal.

Cette mécanisation n’est plus un automatisme mais un outil pour accompagner les
sols à reprendre leur vigueur biologique et chimique.

Le sous-solage et la maximisation de la couverture végétale sont autant de moyens
utiles pour mettre en place un agroécosystème performant.

tracteur

De telles pratiques ne nécessitent pas de préparation particulière du sol, hormis celui assuré par les systèmes racinaires de plantes présentes. Le sol est donc peu perturbé, réduisant les coûts et le temps de conduite des engins. Les connaissances et savoir-faire
pour réaliser un passage de sous-soleuse efficace et des semis adaptés par ces méthodes sont à construire en fonction du contexte topo-pédo-climatique des parcelles.

En effet, la réussite dépend de l’état d’humidité du sol et sa température, la période et la profondeur des semis, la variété et la qualité de la semence, les ravageurs. Le matériel et les outils
utilisés sont à choisir en fonction du type de sol. Ces paramètres sont à considérer pour définir l’itinéraire technique adapté.

Les itinéraires techniques mis en oeuvre par les agriculteurs sont en partie basés sur le retour au terrain, par l’observation, l’intuition du bon sens paysan.

C’est une écoute et une adaptation constante aux conditions. Il n’existe finalement pas de méthodologie prête à l’emploi. C’est une démarche holistique permise par une approche systémique, qui cherche à considérer et comprendre chaque élément qui compose l’agroécosystème, et leurs interactions.

HydroNomie propose quelques outils et des références techniques afin que les agriculteurs puissent s’en emparer et se mettre en lien afin d’échanger sur leurs retours d’expériences.

paysage champ

2

Maximiser la diversité de cultures

Recréer la diversité biologique de l’agroécosystème par une grande diversité de cultures et par l’intégration de corridors écologiques. Ces derniers constituent les annexes des cultures qui peuvent être des haies, des bosquets, des bordures laissées en évolution naturelle.

La mise en place de couverture végétale de plusieurs cultures simultanées, de couvertures végétales multi-espèces et de bordures composées de plantes fournissant un habitat aux abeilles et autres insectes bénéfiques sont les piliers de la résilience d’un agroécosystème. La diversité des cultures intègre également des rotations pertinentes par des systèmes racinaires multi-étagés, des cultures saisonnières diversifiées à l’apport de biomasse et d’exsudats racinaires complexes, des semences adaptées au territoire et reproductibles.

Ceci peut inclure de compter sur les effets de la décomposition des végétaux, ce qui s’avère être un grand succès pour la circulation des nutriments.

L’inoculation des sols avec du compost ou des extraits de compost permet de soutenir ou restaurer la flore bactérienne du sol, sa diversité, sa fonctionnalité et son énergie nutritive (via les exsudats racinaires d’hydrates de carbone).

3

Garder le sol couvert

Dans les écosystèmes naturels telle que les prairies et forêts, le sol est en permanence recouvert de végétaux associés à leurs micro-organismes. Dès qu’un milieu subit une perturbation (tempête, incendie, action humaine) et que le sol est dénudé, une diversité d’espèces végétales vient le coloniser et ainsi relancer la dynamique écologique, phénomène de protection et de régénération.

Les espèces spontanées sont les collaboratrices des agroécosystèmes résilients. Elles permettent de lire l’état et les capacités d’évolution des sols, en fonction de nos pratiques mais aussi des bouleversements climatiques. Les supprimer revient à supprimer les indicateurs de nos pratiques, de supprimer nos repères naturels pour évaluer les effets que l’on engendre dans nos systèmes.

Tenir les champs « propres » de tout végétal, c’est dépenser beaucoup d’énergie, d’investir beaucoup de temps pour un ratio de calories récoltées déséquilibrées. Les effets se ressentent à plus ou moins long terme, l’agrosystème finira par s’appauvrir, s’aseptiser et perdre sa vitalité.

plante et vu des racines
champs en longueur

4

Maintenir des racines vivantes toute l’année

La couverture végétale des sols peut être horizontale (herbacées) et verticale (arbres, arbustes), et ce au sein et autour des parcelles. Cette complémentarité maximale permet d’augmenter la résilience de l’agroécosystème par bien des bénéfices.

Associer la strate arborée pérenne à la strate herbacée permet d’optimiser la photosynthèse sur toute la surface et toute l’année. Cette association a pour intérêt de laisser des racines vivantes dans la sol toute l’année. La présence de ces racines maximise l’efficience de l’agroécosystème par le stockage de carbone, maintient la dynamique des chaînes trophiques du sol, favorise la circulation des minéraux, ralentit les vents et accueille une diversité de vies dont les espaces se rétrécissent cruellement. Les bénéfices rendues par une grande diversité sont donc multiples et irremplaçables.

Les systèmes racinaires créent des trames d’hyperfluidité grâce aux mycorhizes, entretiennent la micro-porosité du sol et sont de véritables canaux racinaires permettant l’infiltration de l’eau dans les couches profondes du sol. La recharge des nappes redevient alors possible.

Les essences sont choisies en fonction du contexte topo-pédo-climatiques et des voies de valorisation. Les bouleversements climatiques nous invitent à accroître notre créativité et définir les productions d’avenir. La dette climatique forestière indique que des essences originaires du Sud (à environ 150km à vol de pollen) pourraient trouver lieu en nos territoires. À condition que les mycorhizes associées soient présentes.

Les aménagements peuvent prendre la forme d’alignements intra-parcellaires, de haies permettant ainsi la circulation homogène de l’eau sur l’ensemble des parcelles (motif Keyline) tout en régulant les surplus. Les formes de bosquets, de ripisylves, de zones menées grâce à une régénération naturelle assistée permettent de tisser des trames, des corridors favorables à la circulation de l’eau et des vies.

5

Minimiser les perturbations mécaniques

Le pâturage stimule et améliore la croissance des végétaux, augmente le stockage du carbone dans le sol et la productivité globale. La fertilité du sol est accrûe, en recherche d’équilibre constant. L’intégration des animaux dans un agroécosystème demande une planification et une gestion holisitque pour bénéficier des services rendus.

La présence des animaux permet de maîtriser les intrants et donc de limiter la pollution des cours d’eau par les fertilisants de synthèse, dont les coûts ne cessent d’augmenter. Aussi, HydroNomie accompagne des agriculteurs vers des modes de production sans chimie mais dans le respect de l’environnement : une priorité vitale pour le milieu agricole, la souveraineté alimentaire et pour la population.

Faire sortir les animaux des stabulations, leur permettre de diversifier leur alimentation accroît de facto leur santé et donc celle des humains qui les consomment. Des agroécosystèmes diversifiés assure une plus grande disponibilité des micro-nutriments et donc un meilleur équilibre de la teneur en oméga des viandes. Mis ensemble, ces facteurs conduisent vers des agroécosystèmes à forts rendements qui aggradent les territoires.

vaches dans une prairie
BÉNÉFICES

La végétation influence les flux d’eau d’un paysage, d’un bassin versant. Un sol couvert en surface, dont les couches profondes sont colonisées par un système racinaire dense et diversifié, permanent pour assurer longue vie aux mycorhizes jouera son triple rôle d’épurateur de l’eau, réservoir (réserve utile et rechargement des nappes, et tampon pour la régulation des surplus hivernaux). La disponibilité et la circulation de l’eau sont assurées par l’activité biologique et la biodiversité des micro-organismes du sol qui permettent d’agir comme une éponge, un filtre, des canaux. L’eau est rendue disponible pour les végétaux par les trames d’hyperfluidité assurées par les mycorhizes. Les végétaux captent les nutriments en excès, ainsi les éléments solubles dans l’eau sont diminués (nitrates).

renard

L’agriculture est puit et source de carbone, selon la conception, la gestion et la conduite de l’agroécosystème, elle est une solution indispensable pour limiter les dérèglements climatiques et les émanations de gaz à effet de serre. Le stockage de carbone dans les sols, les débouchées locales qui limitent le transport et maintiennent les campagnes économiquement viables sont autant de pistes pour bâtir un avenir souverain et respirable. Aggradant les terres que nous empruntons aux générations futures.

papillon

La diversification des cultures et la présence de couverts végétaux enrichissent la biodiversité à tous les règnes : fonges et mycorhizes, insectes, oiseaux, reptiles, amphibiens, mammifères, qui vont profiter des réseaux racinaires et des parties aériennes comme support, ressource alimentaire ou habitat. L’arbre participe au bien être animal en offrant de l’ombre et des fourrages. Les paysages ainsi diversifiés et fertiles offrent à la faune sauvage des habitats, des ressources alimentaires diversifées et présentes à l’année, des espaces de repos, propice à leur reproduction et pour circuler sans danger. Ce que nous nommons Zone 5 et corridor écologique en Permaculture.

Les végétaux de couverture permettent de fixer l’azote,
protège le sol et permettent de stocker du carbone.Associés aux résidus de culture, les taux de matière organique et de biomasse permettent d’augmenter la couche humifère des sols, de faire circuler les éléments nutritifs (minéraux et oligo-éléments). L’intégration des arbres au sein des agroécosystèmes et une gestion holistique des espaces créent une dynamique positive pour trouver l’équilibre entre écologie et économie. La valeur ajoutée est inestimable tant la biomasse et la biodiversité contribuent à l’équilibre des écosystèmes dont nous dépendons.

paysage  avec un ciel chargé en eau